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Projets spéciaux


S’inscrire au stage de coopération internationale en Haïti du collège de Bois-de-Boulogne, c’est avoir la chance de s’ouvrir à une autre culture et de découvrir que nous sommes tous des citoyens du monde.


Stage de coopération internationale en Haïti

Du 25 mai au 1er juin 2002, 15 étudiants de sciences humaines ont participé à un stage de solidarité internationale en Haïti, organisé conjointement par Manon Pilon, professeure de géographie au Collège de Bois-de-Boulogne, et Guy Étienne, directeur du collège Catts Pressoir à Port-au-Prince.

Une école, un musée, sont toujours des endroits où on s’instruit, mais les murs et les vestiges ne parlent pas. La véritable richesse d’un pays réside dans ses gens, leurs expériences, leur histoire, leurs aptitudes et leur attitude face à la vie quotidienne. Aller sur le terrain, aller en Haïti, c’est avoir une idée plus précise des réalités d’un pays. Haïti s’est révélée un pays de contrastes, un pays à connaître, un pays à aimer.

Durant leur séjour, les étudiants furent logés dans des familles d’accueil pour mieux leur permettre de s’intégrer à la communauté haïtienne. Parmi leurs nombreuses activités, les étudiants ont participé à l’Exposition scientifique nationale tenue au Collège Catts Pressoir et ayant comme thème « Haïti face aux défis du 3e millénaire ». Cette expérience leur a permis d’échanger avec des étudiants de leur âge sur les préoccupations des jeunes d’aujourd’hui dans le contexte de mondialisation. Tout au long de cette semaine, ils ont aussi rencontré et réconforté des enfants d’un hôpital-orphelinat de Port-au-Prince, ils ont échangé avec des enfants d’une école de sentier, ils ont bavardé avec des paysans des villages de Kenscoff et de Furcy, ils ont apprécié le travail des artisans de Fermathe et de Jacmel, ils ont découvert Port-au-Prince et ils ont admiré la mer des Caraïbes. Pour tous les participants, ce stage leur a permis de vivre une des expériences les plus enrichissantes de leur vie. Pour en savoir plus sur le stage de solidarité internationale des deux dernières années et des projets à venir, lisez les lignes qui suivent.




Témoignages des étudiants des stages de 2001 et 2002

Depuis deux ans, 21 étudiants de sciences humaines du Collège de Bois-de-Boulogne ont participé à un stage de solidarité internationale en Haïti, organisé conjointement par Mme Manon Pilon, professeure de géographie au Collège de Bois-de-Boulogne, et M. Guy Étienne, directeur du Collège Catts Pressoir à Port-au-Prince. Comme Thomas qui a dû voir Jésus de ses yeux, les étudiants voulaient par eux-mêmes se faire une idée de ce qui se passait en Haïti. Voici leur témoignage.

Haïti chérie, disent-ils. Et bien, de toutes nos expériences en voyage, ici ou à l’étranger, la courte semaine passée en Haïti s’est révélée être l’une des plus enrichissantes de notre vie.

Un musée est toujours un endroit où on s’instruit, mais les vestiges ne parlent pas. La véritable richesse d’un pays réside ainsi dans ses gens, leurs expériences, leur histoire, leurs aptitudes et leur attitude face à la vie quotidienne. Les Haïtiens que nous avons rencontrés sont des gens extraordinaires avec qui nous avons entretenu des liens privilégiés. Le directeur, les professeurs, les élèves du Collège Catts Pressoir ainsi que nos familles d’accueil en Haïti ont déployé des efforts considérables pour planifier notre séjour et faire en sorte que nous découvrions les différentes facettes de leur « pays de contrastes ».

Nous avons appris que les extrêmes pouvaient cohabiter sans problème, enfin pas tant que ça. Les riches et les pauvres, les belles maisons et les bidonvilles avec des maisons de carton, de pierre et de tôle, parfois sans toit, parfois sans mur, le malheur et l’espoir, les enfants et les vieillards, Madame et les domestiques, les enfants et les armes, les mornes nus et les palmiers ne sont que quelques exemples. Ce qui cohabite le plus étrangement est le duo que forment le malheur et l’espoir. Malgré toutes les difficultés qu’ils rencontrent, tous les Haïtiens, sans exception, espèrent dans un avenir rapproché des jours meilleurs pour leur pays.

Le plus merveilleux, c’est que des « cultivateurs » tentent de reverdir ce pays. Nous pourrions comparer M. Guy Étienne, directeur du Collège Catts Pressoir, à l’un de ces cultivateurs. Par ses efforts, il donne un souffle nouveau à l’intellectualité des Haïtiens. Son implication dans l’éducation en Haïti permet à ce peuple de développer ses habiletés pour ensuite s’aider lui-même. Il chérit son pays malgré tous ses problèmes et entretient une foi pratiquement inébranlable en l’éducation. Tout comme lui, nous sommes d’avis qu’elle reste la porte de sortie et l’espoir des jeunes Haïtiens.

Lors de notre séjour, nous avons participé à l’Exposition scientifique nationale tenue au Collège Catts Pressoir et ayant comme thème « Haïti face aux défis du 3e millénaire ».

Nous y avons découvert des élèves d’une grande qualité et nous avons été éblouis par leur assiduité et leur savoir. Des jeunes de six à dix-huit ans présentaient leur projet (le fruit de plusieurs mois de travail) en parlant avec assurance, et dans un français impeccable, des problèmes de transport, de collecte de déchets ou d’électricité. Ces jeunes démontraient qu’ils avaient conscience des difficultés qui règnent dans leur pays en proposant des solutions rationnelles pour une meilleure exploitation et gestion des ressources naturelles. Dans ce cas, nous n’avons pu nous empêcher de nous demander où était le problème. Pourquoi ne pas appliquer ces solutions si on les connaissait ?

Mais rien n’est aussi évident et c’est ce que ce stage nous a permis de réaliser. La pauvreté qui sévit dévie les priorités des gens vers celles de survie plutôt que vers des solutions rationnelles. C’est tout à fait compréhensible. Nous nous en sommes aperçus en voyant des enfants aller puiser de l’eau tous les jours dans une fontaine publique, à laver des vêtements dans un petit cours d’eau ou en voyant des femmes descendre vers Port-au-Prince aux petites heures du matin, leur lourd panier sur la tête, pour aller vendre leurs légumes au marché.

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Conception: Manon Pilon | Réalisation : Mélissa Laniel, DTIC
Dernière mise-à-jour le 15/11/02