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- Les yeux plus vite que le cerveau!
- Bizarrerie dans les rêves : comment les expliquer?
- Les femmes ont davantage de pif!
- La prise de conscience de soi: intérieure ou extérieure?
- Plus on voit une personne, plus on est attiré par elle!
- Le vacillement attentionnel, vous savez ce que c'est?
- Y a-t-il mouvement parce que l'on voit un mouvement?
- D'où vient la logique chez l'enfant?
- Forces de caractère: une liste
- Percevoir sans comprendre!
- Prendre conscience, c'est...
- Cellulaire et conduite automobile: bon ménage!
- L'effet Barnum: cirque, astrologie? Rien de cela!
- Y a-t-il toujours présence d'émotions dans les rêves?
- Psychologie et loterie
- À huit ans, se souvient-on de ce qui s'est passé ou de ce que l'on a compris?
- Guérir le mal de tête!
- Comment motiver quelqu'un ou vous motiver vous-même?
- Croyez-vous à la réflexion inconsciente?
- Quel jouet acheter pour un enfant? Des suggestions par Anne-Marie Piette, professeure au département.
- "Votre plus vieux souvenir", une expérience à réaliser pendant le temps des fêtes
- Enfants et cadeaux des fêtes: quoi ne pas faire!
- La loi de Weber-Fechner: vous connaissez?
- Une araignée au plafond?
- La note estimée vs la note réelle: sur ou sous estimée?
- Chirurgie esthétique et violence conjugale: un lien?
- La trajectoire du salut de la main dans le métro!
- L'éducation sexuelle non verbale; vous connaissez?
- Combien êtes-vous prêt à payer pour...?
- Les aveugles rêvent-ils?
- Est-ce la fièvre du printemps qui...?
- Soulevez-vous le sourcil?
- Étudier, dormir et examen OU Dormir, étudier et examen? La meilleure séquence?
- Connaissez-vous la loi d'Emmert?
- Les vacances: bonnes pour la santé?
- Une émotion crée-t-elle une modification corporelle?
- Peut-on vraiment se fier à la voix dune personne pour présumer son apparence physique?
- Etre conscient de.... Qu'est-cela signifie?
- Combien souhaitent faire de la politique? Une réponse de nos étudiants?
- Dans un couple, qui est responsable de...
- 15 secondes avant et après sept ans!
- Une suggestion pour vérifier une impression
- Y aurait-il une mémoire particulière pour les rêves ?
- Précision et concision dans la diffusion!
- Où est le 25 sous?
- Les enfants de 4-5 ans et les figures
- Pour Skinner, il n'y a pas de monde mental!
- "Je le savais bien que cela était pour arriver"
- 1 n'égale pas 1 à une certaine période de notre vie!
- Un membre fantôme?
- Quelle est l'origine de l'image mentale?
- La pensée entre 8 et 11 ans et plus tard...
- Quel pupitre est le plus choisi en classe?
- Votre mémoire contient-elle encore tous vos souvenirs?
- Rêvez-vous plus aux hommes ou aux femmes?
- La longueur revue par des enfants de 4 et 7 ans.
- La jalousie, pour vous, c'est...
- Truc mnémotechnique
- Pourquoi est-ce plus difficile de multiplier 38549 X 7 que 49 X 7?
- Les étudiants en sciences humaines croient-ils en un être suprême?
- Sauriez-vous résoudre le problème "Linda"?
- Saviez-vous que... un village québécois vit ouvertement selon le mode matriarcal?
- Saviez-vous que... les enfants ont une idée différente du mensonge
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Une ou plusieurs mémoires à long terme?
L'individu humain est capable de retenir des informations pendant plusieurs années. On dit que ces informations sont dans sa mémoire à long terme. N'y a-t-il qu'une mémoire à long terme chez l'individu humain ?
Dans leur manuel d'introduction à la psychologie, Kosslyn et Rosenberg soutiennent que l'individu humain possède plusieurs mémoires à long terme. Ainsi, chaque modalité sensorielle (vision, audition, odorat
) aurait une mémoire à long terme. Ils basent cette affirmation sur le fait que des dommages au cerveau peuvent affecter la mémoire à long terme d'une modalité sensorielle sans affecter la mémoire à long terme des autres modalités sensorielles.
Il y aurait également selon eux une mémoire à long terme pour les informations « explicites » et une autre pour les informations « implicites ». Les premières peuvent parvenir à la conscience de l'individu sous forme de représentation perceptive ou sous forme de mot ; le nom des couleurs primaires et les souvenirs d'enfance en sont des exemples. Les secondes ne peuvent parvenir à la conscience de l'individu, mais n'en influencent pas moins sa conduite ; les souvenirs moteurs nécessaires à la conduite d'une bicyclette en sont un exemple.
Une observation sur le célèbre patient H. M., dont on a enlevé les deux hippocampes, appuie l'existence de deux mémoires à long terme séparées pour les informations explicites et les informations implicites. À la suite d'une chute, H. M. a dû utiliser une marchette pour se déplacer. Cette marchette était faite de tubes d'aluminium qu'il fallait plier d'une manière particulière pour l'entreposer ou s'en servir. H. M. savait comment plier et déplier les tubes de sa marchette, mais il ne se rappelait pas de la chute qui l'amena à utiliser une marchette. Le fait que H. M. a gardé intacte sa capacité d'apprendre de nouvelles habitudes motrices alors qu'il a perdu sa capacité d'apprendre des souvenirs épisodiques plaide en faveur de l'existence de mémoires à long terme différentes pour les informations explicites et les informations implicites.
Kosslyn, S. M. et Rosenberg, R. S. (2005). Fundementals of psychology. New York : Pearson, p. 170-173.
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Connais-toi toi-même!
Si nous avons l'impression de ne pas être vus sous notre vrai jour, nous doutons rarement de la perception que nous avons des autres. Tout un chacun nous paraît tel un verre d'eau claire et limpide, bien sûr.
En contrepartie, nous sommes souvent convaincus d'être pour les autres un verre d'eau trouble
Cette illusion n'est pas sans avoir d'impact dans nos vies, déterminant la quantité de temps et d'énergie que nous mettons à tenter de déceler et de corriger la perception que les autres ont de nous, plutôt qu'à tenter de reconnaître et de remettre en question les perceptions que nous avons des autres.
L'avantage ? En ayant l'impression que nous connaissons mieux les autres qu'eux-mêmes nous connaissent, nous ne nous sentons pas menacés et nous nous permettons d'établir des relations que nous jugeons de confiance, de coopération et d'intimité.
Le désavantage? Nous pensant mal perçus, nous sommes réticents à profiter des conseils de notre entourage; entourage que nous considérons inapte à comprendre nos émotions, nos pensées, notre réalité. Mais nous sentant tous différents les uns des autres, ne finissons-nous pas tous par nous ressembler ?
Source : DESJARDINS, Sophie Psychologie Québec, « La recherche le dit
», janvier 2002, p. 38
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Jugement moral et enfant
Piaget raconte les deux histoires suivantes à lenfant :
Histoire 1. « Un petit garçon [ou une petite fille] se promène dans la rue et rencontre un gros chien qui lui fait très peur. Alors il rentre à la maison et raconte à sa maman quil a vu un chien aussi gros quune vache. »
Histoire 2. « Un enfant rentre de lécole et raconte à sa maman que la maîtresse lui a donné de bonnes notes. Mais ce nest pas vrai : la maîtresse ne lui avait donné aucune note, ni bonne ni mauvaise. Alors sa maman a été très contente et la récompensé. »
Puis, Piaget demande à lenfant de dire lequel des deux enfants ou des deux mensonges est le plus « vilain ». Voici la réponse dune petite fille de 6 ans :
« Lequel de ces deux enfants est le plus vilain ? La petite fille qui a dit quelle a vu un chien aussi gros quune vache. Pourquoi cest la plus vilaine ? Parce que ça se peut jamais. Sa maman la crue ? Non, parce quil y en a jamais [des chiens aussi gros que des vaches]. Pourquoi elle a dit ça ? Pour exagérer. Et lautre, pourquoi elle a menti ? Parce quelle voulait faire croire quelle avait un bon carnet. Sa maman la crue ? Oui. Laquelle tu punirais le plus si tu étais la maman ? Celle du chien, parce quelle était la plus menteuse et la plus méchante. »
Chez lenfant en bas âge, à 6 ans par exemple, le principe général semble être le suivant : « le mensonge est dautant plus grave quil est invraisemblable et que son contenu séloigne davantage de la réalité ». À cette période, lenfant fait abstraction de lintention des menteurs.
À votre prochaine rencontre de famille ou la prochaine fois que vous irez garder des enfants, apportez ces histoires et vérifiez ce principe général.
Si vous voulez en savoir plus et avoir dautres histoires comme celles-là, feuilletez le livre de Piaget : Le jugement moral chez lenfant (1932, Paris, Presses Universitaires de France).
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Un être suprême ?
À l'automne 2001, les 89 étudiants de trois classes de deuxième année en sciences humaines ont eu à répondre à la question suivante : " Croyez-vous en lexistence dun être suprême, peu importe son nom et peu importe sa fonction ? " Les choix de réponse étaient : " Oui ", " Non ", " Indécis ". Les étudiants qui répondaient " Indécis " étaient ensuite invités à préciser leur pensée en choisissant parmi les trois énoncés suivants : " Quoique je sois indécis, jai plutôt tendance à dire que oui, je crois en lexistence dun être suprême " ; : " Quoique je sois indécis, jai plutôt tendance à dire que non, je ne crois pas en lexistence dun être suprême " ; " Je ne peux pas, ou ne veux pas, indiquer une tendance ".
Cinquante-trois pour cent des étudiants répondent quils croient en lexistence dun être suprême contre 33% qui répondent ne pas y croire. Parmi les 14% détudiants indécis, les deux tiers ont plutôt tendance à y croire et le tiers à ne pas y croire.
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Le problème " Linda "
Sauriez-vous résoudre ce problème ?
Linda est âgée de 31 ans. Elle est célibataire. Cest une personne de confiance et elle est très intelligente. Elle a étudié en philosophie. Comme étudiante, elle était très préoccupée par les questions de discrimination et de justice sociale ; elle a aussi participé à des manifestations anti-nucléaires. Pouvez-vous évaluer la probabilité de chacun des énoncés suivants, en donnant 1 à lénoncé le plus probable et 8 à lénoncé le moins probable.
- a. Linda est une enseignante du niveau primaire.
- b. Linda travaille dans une librairie et suit des cours de Yoga.
- c. Linda est impliquée dans le mouvement féministe.
- d. Linda est une travailleuse sociale qui travaille dans le milieu psychiatrique.
- e. Linda est membre de la " League of Women Voters ".
- f. Linda travaille dans une banque.
- g. Linda vend de lassurance.
- h. Linda travaille dans une banque et est impliquée dans le mouvement féministe
La psychologie cognitive est un domaine de recherche en psychologie qui sintéresse à la manière dont lindividu acquiert des connaissances, les met en mémoire, les récupère de sa mémoire, et les utilise pour solutionner des problèmes. À lintérieur de ce domaine détude, se trouve le sous-domaine du jugement ; ici, on sintéresse à la manière dont lindividu fait des évaluations.
Pour étudier le jugement, des chercheurs soumettent des participants à des problèmes et analysent leurs réponses. Les chercheurs ont ainsi découvert quil existe dans le domaine du jugement des erreurs semblables à celles que lon rencontre dans le domaine de la perception et quon appelle les " illusions perceptives " . Il y a en effet des problèmes de jugement qui donnent lieu à une erreur systématique chez les participants. Un de ces problèmes est celui appelé dans la littérature scientifique " Le problème de Linda ". Voici la réponse erronée que la majorité des participants donnent.
Parce que lénoncé h combine les énoncés c et f, la probabilité de h ne peut pas être supérieure à celle de c ni à celle de f ; pourtant, la majorité des participants évaluent lénoncé h comme plus probable que lénoncé f.
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Psychologie chez les autochtones : le pouvoir des femmes
À la suite de la parution des articles sur la pratique en milieu autochtone, ma pratique clinique en ce milieu me donne une expérience qui n'a pas été explicitée. Il s'agit de la dimension matriarcale de la culture.
Ce n'est pas subtil: les femmes jouent aux dards à la Légion après le travail et les hommes gardent les enfants et parlent au téléphone. Les filles sont belles si elles sont grasses et dès qu'elles ont un enfant, elles participent au pouvoir. Elles ont des enfants très jeunes, au secondaire. Les filles sont élevées à être responsables, et les garçons sont encouragés à le demeurer toujours. Les femmes élisent le chef, qui est un gérant de la communauté et de la police. Il y a un dispensaire (CLSC fédéral) et une école primaire et secondaire. La terre dégèle six semaines par année pendant lesquelles tout le monde coule du ciment en combattant des mouches tellement nombreuses. En hiver, il fait noir au lever et au coucher, les journées ensoleillées sont courtes. À Schefferville, on peut voir des caribous de l'hôtel et le taxi de la place peut vous y conduire pour en abattre, avant le dessert.
Les Naskapi parlent l'anglais et le montagnais et vivent à quelques kilomètres. Les Montagnais parlent le français. Il y a des couples Montagnais-Naskapi, et leurs enfants peuvent avoir beaucoup de misère à apprendre le français à l'école.
La constatation la plus impressionnante est que les consultations au dispensaire et à l'école se départagent entre victimes féminines d'agression, et des garçons et des hommes qui consultent pour leurs agressions. Les statistiques sur 90 personnes sont significatives.
La société matriarcale signifie aussi que notre DSM-IV et notre psychopathologie traditionnelle ne s'appliquent pas dans le bon sens. L'CEdipe est renversé, les enfants font de la phobie scolaire avec leur père, les pères sont hyperprotecteurs, les garçons et les hommes qui n'ont pas de femme peuvent ne pas avoir de terrain de chasse, la mère du chef est la personne la plus importante de la communauté, et elle a une dévotion pour Sainte-Anne à Beaupré.
Au plan clinique, il y a beaucoup de drogues et d'alcool responsables pour les causes qui comparaissent à la Cour ambulante qui siège à la salle de la Légion.
C'est un portrait qui manque aux articles publiés et qui est l'expérience d'un clinicien auprès des Montagnais de Shefferville.
Maurice Barket; psychologue en bureau privé à Sherbrooke
Article extrait de: Psychologie Québec. Le magazine de l'Ordre des psychologues du Québec,
vol.18, no 6, novembre 2001, p.28
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Habitude langagière concernant l'objet de la jalousie
Lorsqu'une personne est jalouse, de qui est-elle jalouse: de la personne qui pourrait lui ravir l'être aimé ou de l'être aimé?
Quarante étudiants du collège ont lu le texte suivant et répondu à la question qui y est associée:
Stéphane et Stéphanie sont mariés ensemble. Ils reviennent d'une soirée passée avec des amis. Stéphane n'a pas aimé que, lors de cette soirée, Nicolas aie parlé souvent à Stéphanie. Stéphanie n'a pas porté une attention particulière à Nicolas pendant la soirée. Stéphane est jaloux.
Si vous aviez à décrire Stéphane à quelqu'un, lequel des deux énoncés suivants utiliseriez-vous spontanément?
A. Stéphane est jaloux de Nicolas
B. Stéphane est jaloux de Stéphanie.
Soixante pour cent des étudiants répondent que Stéphane est jaloux de Nicolas et 40%, qu'il est jaloux de Stéphanie.
Balzac appuierait vraisemblablement le choix B puisqu'il écrit: "Quand une femme n'est plus jalouse de son mari, elle ne l'aime plus" (Petit Robert, 1984).
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Truc mnémotechnique
Avez-vous déjà eu une difficulté répétée à conserver en mémoire une série de chiffres (un numéro de compte bancaire, la " combinaison " dun cadenas
)? Si la situation est devenue embarrassante et que vous êtes à court de moyens, voici un petit truc que les spécialistes de la mémoire suggèrent. Ce truc est fondé sur laffirmation quil est plus facile de retenir des mots que des chiffres.
Au préalable, il vous faut retenir les associations chiffre consonne suivantes (entre parenthèses se trouve un truc pour faciliter votre apprentissage de ces associations).
0 s ou z (le son " se ") (z pour zéro)
1 t ou d (son " te ") (t a un trait vertical)
2 n (n à deux traits verticaux)
3 m (m a trois traits verticaux)
4 r (dans la prononciation du chiffre 4, il y a un r)
5 l (l représente 50 en chiffre romain)
6 ch ou j (pas de truc : apprenez-le par cur)
7 k ou g (à lenvers, 7 peut ressembler à un k)
8 f ou v (f écrit à la main peut ressembler à un 8)
9 p ou b (9 ressemble à un p ou, mis à lenvers, à un b)
Lorsque vous voulez retenir en mémoire une série de chiffres, vous devez dabord identifier les consonnes correspondant aux chiffres. Si les chiffres à retenir sont 19 12 24, les consonnes sont : t (pour le chiffre 1), b (9), t (1), n (2), n (2) et r (4). Puis, vous devez placer des voyelles entre les consonnes pour former un mot ou une expression. Dans lexemple, vous pourriez placer les voyelles suivantes et former lexpression " Tibétain noir ".
T i b é t ai n n oi r.
Vous conservez en mémoire ce mot ou cette expression. Quand vient le moment de vous souvenir de ces chiffres, vous retrouvez le mot ou lexpression et, en vous servant des consonnes, vous recomposez la série de chiffres.
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Effet dune charge en mémoire à court terme
Un chercheur demande à des participants de faire dans leur tête la multiplication 49 X 7. Il demande à dautres participants de faire la multiplication 549 X 7 ; à dautres, la multiplication 8549 X 7 ; et, enfin, à dautres, la multiplication 38549 X 7. Les chiffres sont donnés oralement aux participants. Vous remarquerez que dans la multiplication que chaque participant a à effectuer, le multiplicateur (7) est le même, et que les chiffres à lunité (9) et à la dizaine (4) du multiplicande sont les mêmes. Mis à part ces chiffres (le multiplicateur 7 ainsi que lunité 9 et la dizaine 4 du multiplicande), les premiers participants (ceux qui effectuent la multiplication 49 X 7) nont aucun autre chiffre à retenir en mémoire à court terme ; les deuxièmes participants (549 X 7) ont un chiffre (5) supplémentaire à retenir ; les troisièmes participants (8549 X 7) ont deux chiffres (85) supplémentaires à retenir ; et les quatrièmes participants (38549 X 7) ont trois chiffres (385) supplémentaires à retenir. Le chercheur constate que le nombre derreurs que les participants commettent à lunité et à la dizaine du produit augmente en fonction du nombre de chiffres supplémentaires que les participants ont à retenir. Selon le chercheur, les ressources de traitement mental sont limitées ; retenir des chiffres en mémoire à court terme demande des ressources ; plus le nombre de chiffres à retenir est élevé, moins il y a de ressources disponibles pour faire correctement les opérations de multiplication et plus le nombre derreurs augmente.
Une autre interprétation peut être proposée. La présence des chiffres supplémentaires crée de linterférence : le participant se trompe dans son rappel des chiffres à différentes étapes de son calcul mental (ainsi, le participant qui doit multiplier 549 X 7 débute bien sa multiplication en multipliant 9 par 7, puis fait lerreur de penser que le chiffre qui se trouve à la dizaine du multiplicande est 5 plutôt que 4).
La recherche suivante pourrait permettre didentifier laquelle de ces deux interprétations est la bonne. Il sagirait de remplacer les chiffres supplémentaires par des lettres. Le déroulement serait le même que celui de la recherche précédente, mais le matériel serait changé pour le suivant : 49 X 7 ; G49 X 7 ; SG49 X 7 ; RSG49 X 7. Les participants seraient avertis quils doivent faire la multiplication des chiffres, puis repêcher dans leur mémoire les lettres et les rapporter. Les lettres ne pouvant créer de linterférence sur les chiffres, si le nombre derreurs que les participants commettent augmente en fonction du nombre de lettres à retenir en mémoire, alors linterprétation des ressources serait la bonne.
La recherche pour trancher entre les deux interprétations na pas encore été effectuée. Seriez-vous une personne intéressée par lavancement des connaissances, qui aime létude des phénomènes humains et qui cherche, en chercheur amateur, un sujet de recherche ?
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Quel pupitre est le plus choisi en classe?
Le plan ci-joint a été distribué à 77 étudiants du Dec Intégré et la consigne suivante a été donnée :
Ce plan est celui dune classe dont le plancher est droit et dans laquelle se trouvent la porte, 42 pupitres fixes formant 6 rangées de 7 pupitres chacune, le bureau du professeur, le tableau, le téléviseur et les fenêtres. Supposons que dans cette classe sera donné un cours de 60 heures, à raison de quatre heures par semaine ; que le groupe qui suivra ce cours est constitué de 42 étudiants ; que vous faites partie de ce groupe ; que vous ne connaissez personne du groupe ; que vous pouvez choisir le pupitre où vous vous assoirez ; que vous avez à choisir votre pupitre avant le premier cours et sur un plan comme celui-ci ; que vous ne connaissez aucune des caractéristiques des étudiants qui ont choisi les pupitres à côté du vôtre ; et que vous devrez garder ce pupitre toute la session. Dans ces conditions, à quel endroit déciderez-vous de vous asseoir ?
Sur chaque pupitre du plan est indiqué le pourcentage des étudiants qui lont choisi (les pupitres sans pourcentage nont pas été choisis). Un examen des résultats montre entre autres que les pupitres les plus choisis sont ceux formant la troisième rangée à partir du bureau du professeur (35% des étudiants) et ceux longeant le bord des fenêtres (32%).
Sondage sur la mémoire
En 1991, 154 étudiants ont eu à répondre, par écrit, à la question " Croyez-vous que tout est conservé dans la mémoire ou croyez-vous que certains souvenirs disparaissent complètement de la mémoire ? " ; puis les étudiants devaient indiquer la raison de leur choix.
Quatre-vingt-dix pour cent des répondants croient que tout est conservé en mémoire. Ils mentionnent comme raisons :
1. il arrive que des souvenirs que nous croyions complètement disparus resurgissent tout à coup ;
2. sous hypnose, les gens peuvent se rappeler de souvenir quils croyaient disparus ;
3. lors dune psychanalyse, des gens retrouvent des souvenirs datant de très loin dans leur enfance ;
4. il nous arrive de nous rappeler de détails sans importance même des années plus tard ; si des détails sans importance sont aussi longtemps conservés, tout doit être conservé en mémoire ;
5. nous pouvons ne pas être capables de nous rappeler de quelque chose, mais si quelquun nous présente ce quelque chose, bien souvent nous pouvons le reconnaître ;
6. il paraît que 15 pour cent seulement de notre cerveau est utilisé ; il y a donc encore beaucoup de place pour emmagasiner des souvenirs ;
7. on dit quavant de mourir, un individu passe en revue toute sa vie ;
8. le cerveau est comme un ordinateur ; à moins de conditions exceptionnelles, lordinateur conserve toutes les informations quon y dépose ; donc le cerveau retient tout ;
9. il y a des souvenirs dont nous souhaiterions nous débarrasser à tout prix, mais nous ne réussissons pas ; donc, nous retenons tout.
Ceux qui ne croient pas que tout est conservé en mémoire mentionnent les raisons suivantes :
1. nous navons pas assez despace dans notre cerveau pour tout emmagasiner ; laffirmation " 15 pour cent seulement du cerveau est utilisé " est une croyance populaire que ne partagent pas les spécialistes du cerveau ;
2. constamment des cellules du cerveau meurent et ne sont pas remplacées ; si les souvenirs sont emmagasinés dans les cellules nerveuses, alors des souvenirs disparaissent avec la mort de certaines cellules;
3. les informations quun individu a en mémoire peuvent interférer avec lacquisition de nouvelles informations ou le rappel danciennes informations (il est difficile dapprendre son nouveau numéro de téléphone, car le numéro précédent fait interférence) ; si ladaptation dun individu à son environnement nécessite quil puisse oublier, il est plus probable que la sélection naturelle ait façonné des mémoires qui perdent des informations plutôt que des mémoires qui retiennent tout.
Qui a raison?
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Rêve et différence intersexes
Un chercheur américain a publié en 1984 un article scientifique dans lequel il affirme que, comparativement aux femmes, les hommes rêvent plus souvent à des hommes. En compilant les données obtenues dans une dizaine de recherches effectuées par différents chercheurs sur des participants de différents âges et de différentes parties du monde, les résultats obtenus sont les suivants : le pourcentage de personnages masculins dans les 3 874 rêves obtenus auprès des 1 399 hommes interrogés est de 64 ; le pourcentage de personnages masculins dans les 3 064 rêves obtenus auprès des 1 418 femmes interrogées est de 52.
Une telle différence intersexes sobtiendrait-elle si les participants devaient imaginer une histoire plutôt que de rapporter un rêve ? Pour répondre à cette question, 44 étudiants du Dec Intégré ont eu la consigne suivante :
Dans votre tête, imaginez une histoire. Dans cette histoire, il doit arriver quatre événements. Laissez libre cours à votre imagination. [Après environ deux minutes :] Pouvez-vous indiquer sur une feuille de papier quels personnages il y a dans votre histoire, puis compter le nombre de personnages masculins et le nombre de personnages féminins.
Le pourcentage de personnages masculins dans les histoires des 10 garçons est de 74 ; le pourcentage de personnages masculins dans les histoires des 34 filles est de 41. Encore ici, les participants masculins, comparativement aux participants féminins, mettent plus souvent en scène des personnages masculins.
Toutefois, en 1998, toujours au collège, une recherche semblable a été faite et les résultats furent inversés : le pourcentage de personnages masculins dans les histoires des 18 garçons fut de 54, et le pourcentage de personnages masculins dans les histoires des 11 filles fut de 71. À ce stade-ci, il est donc plus prudent daffirmer que les résultats ne sont pas stables quand les participants doivent imaginer une histoire plutôt que de rapporter un rêve.
Lanalyse des rôles joués par les personnages que lon trouve dans les rêves des hommes et dans les rêves des femmes pourrait peut-être faciliter la formulation dune explication à cette mystérieuse différence intersexes.
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Fragilité de lévaluation des longueurs chez lenfant
Il ne vous viendrait pas à lesprit de penser que la longueur dun objet peut se modifier à la suite dun déplacement de cet objet. Il semble bien toutefois quenfants, vous layez déjà pensé.
Piaget montre à lenfant deux bâtons droits de même longueur dont les extrémités sont vis-à-vis.

Il demande ensuite à lenfant si les deux bâtons sont égaux. Après que lenfant le lui eut dit, Piaget avance légèrement lun des deux bâtons et fait évaluer de nouveau leurs longueurs.

En bas âge, vers quatre ans, lenfant juge plus long lun des bâtons, généralement celui qui a été avancé.
Certains pourraient objecter que lenfant comprend mal la question. Pourtant, Piaget semble explicite : " Un de ces deux bâtons est-il plus grand que lautre ? " (p. 133), " Ils sont la même chose longs ou pas ? " (p. 134), demande-t-il à lenfant. Et il y a le cas, que rapporte Piaget, de cet enfant de 5 ans, qui commence à peine à évaluer comme égaux les bâtons décalés, et qui, trop peu sûr de leur égalité, tient à les replacer lun vis-à-vis de lautre avant de donner une réponse définitive !
Selon Piaget, lerreur de lenfant est due, dune part, au fait que lenfant considère que les objets peuvent se déformer, et, dautre part, à labsence chez lui " de tout système de référence extérieur aux éléments considérés [ici les bâtons] et susceptible de constituer un cadre indépendant des mobiles qui le parcourent " (p. 132). Faute dun tel système de référence, lenfant sen tient, pour porter son jugement, à lordre des extrémités. Fixant son regard sur lextrémité qui avance, lenfant considérera le bâton correspondant comme plus long.
François Berthiaume
N.B. La collecte de données auprès denfants peut donner lieu à lenregistrement de réponses attendrissantes. Telle celle-ci, obtenue par Piaget auprès dun enfant de 7 ans qui, lui, évalue les bâtons comme égaux :
Cal (7 ;7) : " Encore pareils : ils ne peuvent pas grandir ! " Autres positions : " Ils sont toujours de la même longueur, et ils seront toujours pareils. " Et comme on insiste sur les modifications possibles, il en appelle à la fois
à la raison suffisante et à la sagesse divine : " Parce que le Bon Dieu ne peut pas les faire plus courts. Sil veut, il peut, mais il ne veut pas ! " (p. 137).
Tiré de : Piaget, J., Inhelder, B. et Szeminska, A. (1948). La géométrie spontanée de lenfant. Paris : Presses Universitaires de France, pages 128 à 139.
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Pour étudier la pensé
Si vous êtes intéressé à faire des observations sur la pensée et ses erreurs, voici des histoires et des questions auxquelles vous pourriez soumettre des enfants (de 8 à 11 ans) et des adolescents. Ces histoires et questions proviennent de Piaget et de ses collaborateurs (et, dans le cas de certaines, ont été légèrement adaptées au contexte dici).
Histoire de lhorloger : Dans une compagnie dhorlogerie, on recevait des réclamations parce quil y avait des montres qui étaient mal faites. Le directeur envoya un technicien à lusine pour examiner à quoi cela tenait. Le technicien a examiné les machines et parlé avec les employés, et après quelque temps il a téléphoné au directeur et lui a dit : "Jusquici jai trouvé que toutes les montres que nous avons fabriquées au mois de septembre, ont des défauts ". Le directeur avait quelques montres devant lui et les regardait. (a) Il a pris dabord une montre qui avait été fabriquée en septembre, et se dit : " Voilà, celle-ci a été fabriquée en septembre, elle a donc un défaut ". Pouvait-il dire cela ? (b) Ensuite il prend une deuxième montre et se dit : " Celle-ci a été faite en juillet : alors je suis sûr quelle na pas de défaut ". Pouvait-il le dire ? (c) Puis il prend une troisième montre, dont il savait quelle avait un défaut, et se dit : " Celle-là a un défaut : alors je sais quelle a été fabriquée en septembre ". Pouvait-il le dire ? (d) Enfin il en prend une quatrième et se dit : " De celle-ci je sais quelle na aucun défaut ; donc elle ne peut pas provenir du mois de septembre ". Pouvait-il dire cela ?
Histoire de la soupe : Jai fait, avec mon frère, une ballade en forêt. En arrivant dans une cabane, nous avons constaté que nous avions oublié nos provisions. Alors nous avons cherché dans la cabane, et nous avons trouvé des restes de nourriture, mais ils nétaient plus bien frais. Voici ce que nous avons trouvé : il y avait un reste de fromage, de la soupe et une vieille conserve de viande. Mon frère a mangé de la viande et de la soupe, et moi jai mangé de la soupe et le fromage. Une de ces trois choses nous a fait mal au ventre à tous les deux. Peux-tu me dire quelle est cette chose ?
Histoire des perles. Un roi possédait un coffre plein de perles de toutes les couleurs, des grandes et des petites. Et à lintérieur de ce coffre, il avait placé une boîte en or qui contenait les plus précieuses de ses perles, qui étaient aussi de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Un jour il permit à un ami de regarder ses perles, et pour lui montrer quil avait confiance en lui, il le laissa seul. Mais il arriva un malheur. Cet ami a laissé tomber la boîte en or et les perles sont tombées parmi les autres ; il narrivait plus à les distinguer. Alors il a appelé le trésorier du roi, parce quil avait peur, et lui demanda conseil. Mais le trésorier ne voulut pas lui expliquer comment les perles avaient été arrangées, et il lui dit seulement : " Les perles roses qui étaient dans la boîte nétaient pas petites. Il y avait aussi des petites, mais celles-là nétaient pas roses. " Alors lami a essayé de se débrouiller avec cela. (a) Il prit dabord une grande perle rose et se demanda si elle pouvait être tombée de la boîte. Quen penses-tu ? (b) Ensuite il prit une petite perle, rose également, et se demanda si elle pouvait être tombée de la boîte. Quen penses-tu ? (c) Puis une petite perle blanche, et se demanda si elle pouvait être tombée de la boîte. Quen penses-tu ? (d) Enfin une qui nétait ni grande ni rose, et se demanda si elle pouvait être tombée de la boîte. Quen penses-tu ?
Histoire des bleuets. Un homme revient du lac Saint-Jean et dit : " Jamais je ne mangerai de la salade et des bleuets en même temps. Jai vu là-bas quelquun qui a mangé en même temps des bleuets et de la salade et le lendemain il est mort ". Est-ce que cet homme pouvait dire cela ?
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Quelle est lorigine de limage mentale ?
" La perception ", répondrez-vous ; " limage mentale est la réactivation de traces perceptives déposées en mémoire ". Votre réponse semble aller de soi, mais une curieuse caractéristique de limage mentale incite des chercheurs en psychologie à en douter.
Représentez-vous dans votre tête un arbre qui sécroule après avoir été scié. Êtes-vous capable de vous représenter la chute continue de larbre ? Il est probable que non. Lindividu humain ne semble pas capable de générer dans sa tête un mouvement continu. Pourtant nous percevons le mouvement continu.
Selon ces chercheurs, la perception nest peut-être pas la réponse, du moins la réponse complète, à la question de lorigine de limage mentale.
François Berthiaume
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1 n'est pas égal à 1 à une certaine période de notre vie!
La notion de nombre chez lenfant
La notion de nombre est une notion qui sacquiert progressivement chez lenfant, selon le psychologue Jean Piaget. Ce dernier rapporte plusieurs observations à lappui de sa thèse. Par exemple celle-ci : chez le jeune enfant, le 1 ajouté à 1 a une valeur subjective plus grande que le 1 ajouté à 10, ou que le 1 ajouté à 40. Comme dans de nombreuses erreurs que lenfant commet, il faut chercher du côté de la perception la raison de cette différence : ajouter sur une table 1 jeton à 1 jeton, cela fait une plus grande différence perceptive quajouter 1 jeton à 40 jetons.
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Un phénomène relié à celui du membre fantôme
Certains individus qui ont subi une amputation expérimentent le phénomène du membre fantôme : ils ont des impressions sensorielles de leur membre absent. Cest le cas de F.A., amputé de la main droite et dune partie de lavant-bras, qui ressent sa main absente, et cela, dix ans encore après lopération.
Le phénomène du membre fantôme saccompagne également, chez certains individus, dun autre phénomène : la possibilité de ressentir le membre fantôme à la suite de la stimulation dune région précise de leur corps. Ainsi, si on touche à lextrémité du bras de F.A., ce dernier expérimente, en plus de la sensation normale provenant de son bras, une sensation provenant de sa main amputée. Il peut même arrivé que la stimulation dautres régions du corps puisse avoir le même effet. Ainsi, si on touche à une autre région du bras de F.A., il a également une sensation provenant de sa main amputée. Et il en est de même si on touche à certains endroits dans le côté droit de son visage.
On pense que ces régions acquièrent leur pouvoir du fait quelles sont représentées dans le cortex à un endroit rapproché de celui qui représente le membre absent. Cest le cas de F.A., car, en effet, les endroits dans le cortex qui représentent le bras et le visage sont près de celui qui représente la main.
François Berthiaume
Tiré de Hoffman, D. D. (1998). Visual Intelligence. New York : Norton, pages 173 à 178.
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Pour Skinner, il n'y a pas de monde mental!
La perception selon le béhavioriste Skinner
Burrhus Frederic Skinner est un des grands défenseurs du béhaviorisme en psychologie. Skinner soppose à la croyance largement répandue quil existe un monde mental. Ainsi, il soppose à la conception que les gens se font de ce que cest que de percevoir. Selon la conception populaire, lorsquun individu voit, cest quune information extérieure a été captée par sa rétine et transformée en un message, et que ce message a été acheminé au cerveau où il a été décrypté. Skinner demande " Quest-ce que ce message qui court sur des neurones ? Qui décrypte ? Qui décrypte dans celui qui décrypte ?" Skinner propose plutôt que percevoir, cest se comporter.
Que feriez-vous dans le noir si vous aviez à trouver un bibelot dans une bibliothèque ? Vous déplaceriez doucement vos mains sur les rayons. Pourquoi, lorsquil y a de la lumière et que vous regardez la bibliothèque pour trouver ce bibelot, ne diriez-vous pas que ce que vous voyez est dû à une série de comportements que vous faites maintenant à lintérieur de votre tête ?
Selon Skinner, le cerveau ne décrypte pas de messages, il se comporte. La cécité est une paralysie.
François Berthiaume
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" Je le savais dès le début " ou le biais rétrospectif
Il se pourrait que, parfois, lorsque nous nous disons, en apprenant une nouvelle, " Je le savais bien que cela était pour arriver ", nous surestimions le degré avec lequel nous étions sûr, avant que lévénement ne se produise, quil se produise. Intéressé par cette situation, un chercheur demande à des participants de lire le début dun récit véridique relatant une campagne militaire britannique aux Indes, puis dévaluer la probabilité dun certain nombre dissues possibles à cette campagne (" Les Anglais furent victorieux ", " Les Anglais perdirent le combat " etc.). À dautres participants, le chercheur donne, juste avant quils ne fassent leurs évaluations, une issue. Les résultats montrent que les participants qui se font dire, avant de faire leurs évaluations, quelle a été lissue de la campagne, donnent, en moyenne, un estimé de la probabilité de cette issue plus élevé que lestimé donné, en moyenne, par les participants ignorant. Ils trouvent cette issue inévitable et cela, indépendamment de lissue qui leur a été dévoilée.
On a donné le nom de biais rétrospectif à cette tendance à surestimer, après coup, sa capacité de prédire un événement.
François Berthiaume
Tiré de GALOTTI, K. M. Cognitive psychology in and out of the laboratory, Pacific Grove, Brooks/Cole, 1994, 525 p.
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Psychologie et loterie!
Dans une recherche présentée au dernier congrès la Société québécoise pour la recherche en psychologie, des participants sont invités à jouer sur des machines à 25 sous semblables à celles qui se trouvent dans les casinos. Deux types de machines sont utilisés : dune part des machines dont les rouleaux sarrêtent deux-mêmes, et, dautre part, des machines qui permettent aux joueurs de croire quils peuvent arrêter le roulement des symboles en exerçant une pression sur lécran. Les résultats montrent que les participants qui jouent sur le deuxième type de machines développent lillusion de posséder un certain contrôle sur les résultats de la partie et jouent plus de parties.
Une recherche comme celle-là nappuie-t-elle pas la possibilité ainsi que lutilité de la psychologie scientifique ?
François Berthiaume
Ladouceur, R. et Sévigny, S. (2002). Dispositifs structurels de loterie vidéo : effets dun dispositif darrêt sur lillusion de contrôle et sur la persistance au jeu. Présentation orale faite au congrès de la Société québécoise pour la recherche en psychologie, Trois-Rivières, novembre.
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Une hypothèse sur la difficulté de lenfant à reproduire une figure
Les réceptions des Fêtes approchent. Vous aurez peut-être loccasion dy rencontrer un enfant de 4 ou 5 ans. Peut-être serez-vous intéressés à le soumettre à cette petite expérience.
Donnez à lenfant un crayon de couleur. Montrez-lui les figures A et B. Demandez-lui de trouver la figure B dans la figure A, puis de suivre, à laide de son crayon, le contour de la figure B dans la figure A. Il se peut que le contour suivi par lenfant ressemble à celui des figures C ou D.
Faites de même pour chacun des couples de figures E F et H I. Les réponses que peut donner lenfant à ces couples sont respectivement G et J.
Pourquoi lenfant commettrait-il ces erreurs ? Selon une hypothèse, plus lenfant est jeune, plus il a tendance à voir des objets physiques, plutôt que des traits, dans des figures comme celles-ci. Ainsi dans la figure A, lenfant peut voir trois fils de fer : un est en " pointu " (langle ouvert du haut), un autre est " droit " (la grande horizontale) et un autre est en forme de boîte ouverte (la base). Comme le fil de fer droit (la grande horizontale) est un objet en soi pour lenfant, sa partie médiane ne peut être sectionnée pour compléter le carré de la figure B. Ou bien lenfant décide alors de négliger ce fil de fer droit (figure C) ou bien il décide de lincorporer (figure D). La même interprétation est suggérée pour les autres erreurs commises (figures G et J).
Pour vérifier cette interprétation, interrogez lenfant qui fait de telles erreurs pour savoir sil voit des objets physiques dans ces figures.
Le pourcentage denfants de 4 et 5 ans qui commettent ce type derreurs avec ces figures est environ 20%1. Si lenfant que vous interrogez réussit bien avec ces figures, proposez-lui des figures plus complexes : peut-être " régressera-t-il " alors à cette hypothétique tendance initiale et fera-t-il les erreurs attendues ?
François Berthiaume
Tiré de PIAGET, J. (Ed.) Études dépistémologie génétique. Tome XVIII : Lépistémologie de lespace. Paris : Presses Universitaires de France, 1964, 283 p.
1 La tâche est réussie par environ 50% des enfants. Les autres enfants font des erreurs différentes. Lesquelles ? Interrogez lenfant pour connaître la raison de ces autres erreurs.

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Précision et concision dans la diffusion!
Communication des résultats dune recherche
Comment définiriez-vous le phénomène du cauchemar ? Un rêve effrayant ? Un rêve pénible dont lélément dominant est langoisse ? Un rêve engendrant un état anxieux et de lagitation ? Un rêve effrayant qui provoque le réveil ? Un rêve désagréable qui provoque le réveil ? Ces définitions recouvrent des réalités qui ne sont pas identiques.
Afin de pouvoir faire ses observations, un chercheur doit définir de façon précise son objet détude. Dans la diffusion qui sera faite de ses résultats, la concision sera une qualité recherchée. Ainsi, on préférera dire : " Une recherche montre quil y a une relation entre le moment de la nuit et la présence de cauchemars ", plutôt que de dire : " Une recherche montre quil y a une relation entre le moment de la nuit et la présence de rêves désagréables qui provoquent le réveil ". Pour lavancement des connaissances, dans la mesure du possible, la précision ne devrait-elle pas lemporter sur la concision ?
François Berthiaume
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Où est le 25 sous?
Localisation dun objet dans limage mentale
Lorsque vous imaginez mentalement un objet, où placez-vous cet objet dans votre image mentale ? La semaine dernière, 98 étudiants du collège devaient se faire, tout en gardant les yeux ouverts, une image mentale dune pièce de 25 sous, puis inscrire, sur une feuille, où se trouvait la pièce dans leur image mentale. Sur la feuille était tracée une ligne horizontale et une ligne verticale, chacune de ces lignes séparant la feuille en deux parties égales. Les étudiants étaient prévenus que lhorizontale représentait la hauteur de leurs yeux, et que la verticale représentait laxe passant par leur nez. Soixante-dix-neuf pour cent des étudiants placent la pièce dans la moitié supérieure de la feuille, 10% la placent en son centre et 11% la placent dans sa moitié inférieure. Il semble donc y avoir une tendance à placer la pièce dans la partie supérieure de limage mentale. Pourquoi ? " Parce que lorsque nous repêchons un souvenir, nous levons les yeux ", " Parce que, dans notre vie de tous les jours, nous avons plus souvent à fixer des éléments qui sont un peu plus haut que la hauteur de nos yeux " répondent des étudiants.
François Berthiaume
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Une suggestion pour vérifier une impression
Vous croyez quune personne a telle idée, ou tel sentiment, en particulier sur vous, et cela vous préoccupe. Si cest possible, pourquoi ne pas vérifier votre impression plutôt que de courir le risque de mal interpréter ce que cette personne pense ou ressent ? Voici une suggestion quant à la forme que pourrait prendre votre vérification (ces étapes, et lexemple qui les accompagne, sont tirés de DeVito, Chassé et Vezeau, 2001):
- Énoncé du sentiment : Jai limpression que tu ne maimes plus.
- Description détaillée des comportements : Je tai appelé trois fois au cours de la dernière semaine et tu ne mas jamais rappelé.
- Interprétation plausible de la situation (1) : Je sais que cest la semaine des examens, peut-être as-tu beaucoup de travail ?
- Interprétation plausible de la situation (2) : Est-ce que Denis tas bien transmis les messages que je tai laissés ?
- Autre(s)
- Demande déclaircissements : Est-ce que tu veux que lon continue à sortir ensemble ?
François Berthiaume
Tiré de DEVITO, J. A., CHASSÉ, G, VEZEAU, C. La communication interpersonnelle, Montréal, Erpi, 2001, 411 p.
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Y aurait-il une mémoire particulière pour les rêves ?
Vous est-il déjà arrivé, en vous rappelant un rêve, davoir limpression que votre rêve poursuivait un rêve fait plusieurs jours, voire plusieurs années, auparavant? Vous est-il déjà arrivé de tomber de sommeil en lisant un texte et dexpérimenter le phénomène suivant : dans les quelques secondes où vous êtes tombés de sommeil, une séquence dimages vous est venue à lesprit, sans rapport avec le texte que vous lisiez, et vous avez eu la conviction que cette séquence poursuivait un rêve déjà fait ?
Si vous avez expérimenté ces phénomènes, ne trouvez-vous pas quils peuvent suggérer lhypothèse quil y a une mémoire particulière pour les rêves ?
Sil existe une telle mémoire, voici quelques questions quelle soulève . Est-ce que tout rêve entre dans cette mémoire ? Si non, que doit posséder un rêve pour y entrer? Quelle est la capacité de cette mémoire ? Une fois entré dans cette mémoire, un rêve y reste-t-il pour toujours ; si non, combien de temps un rêve peut-il y rester et quest-ce qui cause sa disparition? Quelles sont les conditions de récupération dun rêve de cette mémoire ?
François Berthiaume
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Dans un couple, qui est responsable de...
Des données pouvant sexpliquer par lheuristique de laccessibilité
Des chercheurs interrogent plusieurs couples de personnes mariées. Dans chaque couple, ils demandent séparément à chaque membre dévaluer, dans sa vie de couple, combien de fois sur cent cest lui plutôt que lautre membre qui est responsable de différentes activités comme faire le ménage, faire le déjeuner, amorcer une dispute etc.
Quelle que soit lactivité, chaque membre a tendance à considérer quil est plus souvent responsable que lautre membre. Par exemple, un époux peut considérer quil est responsable de 60 % des disputes et son épouse, elle aussi, peut considérer quelle est responsable de 60% des disputes.
Des résultats semblables ont été obtenus lorsque les chercheurs demandent à des joueurs de ballon panier dévaluer combien de fois sur cent ce sont les membres de leur équipe plutôt que les membres de léquipe adverse qui ont été responsables des points tournants dans les parties.
Pour expliquer ces résultats, les chercheurs font appel à lheuristique de laccessibilité : ce qui vient en plus grand nombre à lesprit est considéré comme plus fréquent. Comme il est plus facile de nous rappeler de ce que nous avons fait que de nous rappeler de ce que lautre a fait, lorsque vient alors le moment dévaluer combien de fois en général chacun est responsable, les fois où nous avons été responsables viennent plus nombreuses à lesprit, nous poussant à évaluer à tort que nous avons été en général plus souvent responsables.
Juste avant damorcer un conflit avec une autre personne parce que nous avons limpression den faire plus quelle, il serait peut-être sage davoir en tête ces données.
Les chercheurs sont Ross et Sicoly. Leur recherche est mentionnée à la page 143 dans : BARON, J. Thinking and deciding (3e édition), Cambridge, Cambridge University Press, 2000, 570 p.
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15 secondes avant et après sept ans!
Un indice de la perception du temps chez lenfant
Nous pouvons percevoir le temps. Par exemple, si deux signaux séparés de 15 secondes se font entendre, il nous sera possible de percevoir approximativement la durée entre les deux signaux.
Le temps nétant pas une énergie, sa perception doit se fonder sur des indices.
Selon Piaget, lorsque nous étions jeunes, nous avons longtemps utilisé comme indice la quantité de travail que nous accomplissions (ou lespace que nous parcourions), sans tenir compte de la vitesse à laquelle nous accomplissions ce travail (ou de la vitesse à laquelle nous parcourions cet espace).
Dans une de ses recherches sur le sujet, Piaget demande à lenfant de dessiner sur un papier des barres. Après 15 secondes, Piaget arrête lenfant et lui demande de dessiner des mêmes barres mais cette fois aussi vite quil le peut. Piaget arrête à nouveau lenfant après 15 secondes et lui demande si lun des moments a été plus long que lautre, et lequel. La grande majorité des enfants jusquà 7 ans répondent que le deuxième moment a été le plus long.
Tiré de PIAGET, J. Le développement de la notion de temps chez lenfant, Paris, Presses Universitaires de France, 1973 (1946), 299 p.
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Être conscient de.... Qu'est-cela signifie?
Souvent nous entendons la phrase : " la conduite de lindividu est déterminée par des éléments non conscients ". Voici au moins quatre des sens que peut prendre cette phrase.
1. Lélément est à lextérieur de lindividu et lindividu ny porte pas attention. Un étudiant est moins attentif pendant un cours, et il nest pas conscient que cette baisse dattention est due au changement dans la température de la classe.
2. Lélément est à lintérieur de lindividu (" dans sa tête ") ; lindividu nen a pas conscience, mais il pourrait en avoir conscience, et cela sans avoir à vaincre de résistance intérieure, sil faisait de " lexploration intérieure ". Une personne est irritable, et elle nest pas consciente que cest parce quelle sest querellée avec une amie ; si quelquun linterrogeait sur la cause de son irritabilité, la personne pourrait faire de lintrospection et prendre conscience que cest à cause de la querelle.
3. Lélément est à lintérieur de lindividu (" dans sa tête ") ; lindividu nen a pas conscience et il ne pourrait pas en avoir conscience même sil faisait de " lexploration intérieure ", car il na pas les moyens davoir accès à cet élément. Une personne décide de voter pour tel candidat. Des auteurs en psychologie (entre autres les humanistes avec leur concept de champ perceptuel) affirmeraient que cette décision est fondée sur létat de lensemble des croyances et des sentiments que cette personne possède. Il est vraisemblable de supposer que cet état ne serait pas accessible, du moins dans sa totalité, par lindividu.
4. Lélément est à lintérieur de lindividu (" dans sa tête ") ; lindividu nen a pas conscience, mais il pourrait en avoir conscience sil faisait de " lexploration intérieure " et sil vainquait une résistance intérieure. Ce sens correspond au concept dInconscient de Freud. Selon Freud, souvent le rêve dun individu est causé par un élément dont lindividu aurait de la difficulté à prendre conscience, car il ne voudrait pas reconnaître avoir dans sa tête un tel élément.
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Combien souhaitent faire de la politique? Une réponse de nos étudiants?
À lintérieur dun de leur cours, les étudiants (59 au total) de première année du programme Sciences, Lettres et Arts ont eu à répondre, individuellement, à la question suivante : " Aimeriez-vous, plus tard, dans votre vie, faire de la politique (que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal) ?
Voici pour chacun des choix de réponses, le pourcentage détudiants layant entouré : Non (34), Plutôt non (29), Indécis (8), Plutôt oui (21), Oui (8). Une fois les indécis répartis, environ les deux tiers (68%) des étudiants répondent à la question par la négative et le tiers répondent par laffirmative.
Les étudiants devaient justifier leur choix de réponse. Voici des justifications mentionnées par des étudiants qui répondent Non, Plutôt non ou Indécis : les politiciens ne réussiront jamais à régler nos problèmes ; ça ne procure pas un pouvoir réel ; cest une milieu artificiel, superficiel, corrompu, compétitif, brutal, sans scrupules ; cest trop de responsabilités ; cela représente un trop gros investissement de temps ; ce nest pas un milieu où une personne peut être créatrice ; je nai pas dintérêt à diriger des gens ; cela demande une trop grande confiance en soi ; cest trop se faire critiquer ; je naime pas être sur la sellette ; cela demande des aptitudes particulières que je nai pas ; je ne suis pas assez au courant de ce qui sy passe .
Des justifications mentionnées par des étudiants qui répondent Oui ou Plutôt oui : cela permet de participer à lévolution de la société ; cest le seul endroit où il est possible de réellement changer des choses ; il serait important que des choses changent ; il y a un plaisir à pouvoir influencer ; les politiciens sont plus informés de la situation réelle mondiale que le reste de la population.
François Berthiaume
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Une émotion crée-t-elle une modification corporelle?
Des chercheurs en psychologie font lhypothèse quà chaque fois quun individu ressent une émotion, une modification se produit dans son corps, par exemple au niveau du cur, des poumons ou de lestomac. Certains sobjectent à cette hypothèse en arguant quelle est difficile à soutenir pour des émotions ressenties peu intensément comme la fierté de remettre un devoir à temps.
Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller la nuit et de vous dire de ne surtout pas vous mettre à penser, ne serait-ce que quelques secondes, à un petit problème que vous devez régler le lendemain, car vous risqueriez, comme des expériences passées vous lont appris, de faire de linsomnie pendant lheure suivante ?
Une explication possible à cette insomnie, cest quen vous mettant à penser à ce petit problème, une petite réaction se produit dans votre corps et réussit à lactiver. Si tel est le cas, vous conviendrez que cette réaction physique peut être à peine perceptible.
Si une si petite réaction corporelle peut faire la différence chez un individu entre se rendormir ou commencer une période dinsomnie, nest-il pas légitime de croire quune émotion, si petite quelle puisse être, saccompagne dune réaction dans le corps ?
François Berthiaume
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Peut-on vraiment se fier à la voix dune personne pour présumer son apparence physique?
Après quelques jours de clavardage dans un des nombreux sites Internet offrant de rencontrer lâme sur, voilà que vous osez passer à la seconde étape : lui téléphoner. Le timbre de sa voix, dans le combiné, vous séduit instantanément et, bien que vous nayez pas encore reçu sa photo numérisée, vous vous plaisez à imaginer son physique gracieux
Comment pourrait-il en être autrement de la personne dont émane une si belle voix? Mais si, dans les faits, lobjet d vos fantasmes apparaissait avec un important surplus de poids, une peau ravagée par lacné ou un incontournable strabisme? Peut-on vraiment se fier à la voix dune personne pour présumer son apparence physique? Dans une certaine mesure, il semblerait que oui. Invités à écouter une voix et à déterminer à quelle de deux photos elle appartient, des sujets ont répondu correctement dans plus de 75% des cas. Plus encore, incités à évaluer lâge, la taille et le poids de la personne de qui provenait une voix pré-enregistrée, les sujets se sont montrés presque aussi précis que sils avaient eu à évaluer les mêmes caractéristiques à partir de photos. Voilà des résultats surprenants quand on pense que certains animateurs radio qui, malgré les passions quils réussissent à susciter sur les ondes, ne parviennent jamais à faire le saut au petit écran
Krauss, R. M., Freyberg, R. et Morsella, E. (2002) " Inferring speakers physical attributes from their voices ". Journal of Experimental Social Psychology, 38 (6), p. 618-625.
Extrait de : Psychologie Québec, mars 2003, p. 34 La recherche le dit.. par Sophie Desjardins
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Scientifiquement prouvé : les vacances sont bonnes pour la santé.
Au mois de janvier, moment où la température a atteint des records de froidure, en ce début dannée qui ne semble pas de meilleur augure que les douze mois qui lont précédé, qui ne rêve pas de vacances? Mis à part le plaisir quil est possible de retirer de pareil moment de répit, les recherches scientifiques nous fournissent maintenant une raison de plus de partir en vacances : celles-ci sont bonnes pour la santé. En fait, plus une personne soffre des vacances fréquemment, moins elle a de chances de mourir,,, au cours des neuf années subséquentes. Mais comment peut-on expliquer pareil phénomène? Dabord, les vacances permettent de se soustraire aux principales sources de stress et il est maintenant connu que le stress est en lien étroit avec les maladies coronariennes et les divers types de cancer. Ensuite, les vacances permettent déviter les anticipations négatives pouvant avoir des effets aversifs aussi importants que les événements tant redoutés. Finalement, elles favorisent les occasions de se ressourcer, que ce soit par les contacts sociaux ou lactivité physique. Les vacances
oublier le travail, se prélasser au soleil en sirotant un daiquiri et en lisant le dernier numéro de Psychologie Québec
à votre santé!
Extrait de : Psychologie Québec, janvier 2001, p. 42 La recherche le dit
par Sophie Desjardins
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Connaissez-vous la loi d'Emmert?
La loi dEmmert porte sur limage consécutive. Une image consécutive est une sensation qui apparaît après la disparition dune stimulation. Voici ce que vous pouvez faire pour expérimenter une image consécutive.
Découpez un petit trou dans un carton sombre (de préférence noir), placez le carton entre vous et une ampoule allumée et fixez lampoule au travers du petit trou, au moyen dun de vos yeux, pendant quelques secondes (par exemple trente secondes). Portez ensuite votre regard sur une surface quelconque : vous verrez sur la surface un trou grisâtre (si vous avez de la difficulté à voir ce trou grisâtre, ou sil disparaît, clignez des yeux, il apparaîtra).
Quant à la loi dEmmert, vous pouvez la vérifier en portant votre regard dabord sur une surface près de vous (par exemple sur une feuille blanche que vous tenez à bout de bras), puis sur une surface un peu plus loin (le mur au fond de votre chambre), et enfin sur une surface beaucoup plus loin (le mur au fond du corridor) : vous remarquerez que le trou grisâtre que vous voyez sagrandit avec léloignement de la surface sur laquelle porte votre regard. Doù la loi dEmmert : la taille perçue des images consécutives dépend directement de la distance de la surface sur laquelle elles sont vues.
Certains croient que cette loi suggère une explication à lillusion de la lune. Lillusion de la lune est le fait que la lune vue à lhorizon paraît plus grande que lorsquelle est haute dans le ciel (ce serait une illusion, car des photographies de la lune à différentes positions dans le ciel ne montreraient aucune différence de grandeur). Selon lexplication, langle visuel que la lune forme sur la rétine est le même quelle que soit la position de la lune dans le ciel ; lillusion serait alors due au fait que le ciel, à lhorizon, est considéré par lindividu comme une surface plus loin de lui que ne lest le ciel au-dessus de sa tête.
Revenez à votre expérience de limage consécutive: quand vous voyez la lune au zénith, vous êtes dans une situation semblable à celle dans laquelle vous êtes quand vous regardez le trou grisâtre en portant votre regard sur le mur au fond de votre chambre ; et quand vous voyez la lune à lhorizon, cest comme lorsque vous regardez le trou grisâtre en portant votre regard sur le mur au fond du corridor.
François Berthiaume
Référence : Rock, I. (2001). La perception. Paris : De Boeck, pages 28 à 33.
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Soulevez-vous le sourcil?
Un comportement qui serait génétiquement programmé?
La prochaine fois que vous pourrez observer une personne reconnaissant quelquun, portez attention à ses sourcils. Vous pourrez ainsi vérifier si un résultat rapporté par léthologiste Eibl-Eibesfeldt est exact: un individu reconnaissant quelquun lui sourit et soulève brièvement ses sourcils (la personne reconnue réagirait en retour de la même façon).
Eibl-Eibesfeldt rapporte avoir constaté ce comportement chez des individus de cultures différentes. Il sagirait dun comportement programmé génétiquement et dont la fonction serait de mettre lautre en confiance. Léthologie est la science des comportements des espèces animales dans leur milieu naturel (Le Petit Robert).
François Berthiaume
Tiré de Petri, H. L. et Govern, J. M. (2004). Motivation. Belmont: Wadsworth/Thomson, p. 42
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Étudier, dormir et examen OU Dormir, étudier et examen? La meilleure séquence?
Vous avez terminé à 22:00 heures, hier soir, létude de vos mathématiques, et ce matin, à 10:00 heures, vous faites face à votre copie dexamen. Douze heures séparent la fin de votre apprentissage et le repêchage des informations apprises. Que sest-il passé, dans votre tête, pendant ces 12 heures, concernant ces informations apprises ? Rien, seriez-nous |