Les glandes endocrines sécrètent leurs hormones dans la circulation sanguine, sans utiliser un canal. Les hormones, sécrétées par les cellules endocrines, passent du liquide extracellulaire à la circulation sanguine, afin de se rendre à leurs organes-cibles. Le corps humain contient plusieurs glandes endocrines. (Voir figure 1) En plus des glandes endocrines proprement dites, certains organes possèdent des cellules endocrines comme le coeur, l'intestn grêle et les reins.
Figure 1: Glandes endocrines (Image: Wikipédia) |
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Les hormones modifient l'activité cellulaire. Elles agissent en infime quantité sur les cellules-cibles qui possèdent des récepteurs protéiques. Un récepteur est spécifique d'une hormone donnée.
On trouve 2 types d'hormones: les dérivées d'acides aminés et les stéroïdes. Leur mécanisme d'action diffère.
Hormones dérivées d'acides aminésLes récepteurs des hormones dérivées d'acides aminés se trouvent sur la membrane plasmique des cellules-cibles. La liaison de l'hormone au récepteur déclenche la réaction de conversion-amplification. Durant cette réaction, la cellule-cible fabrique un second messager comme l'AMP cyclique ou l'IP3 (inositol triphosphate). Ce second messager peut, à son tour, activer des enzymes intracellulaires, réguler des gènes, modifier la perméabilité membranaire ou encore provoquer la sécrétion de substances. L'effet des hormones dérivées d'acides aminés est plus rapide que celui des hormones stéroïdiennes.
Figure 2: Mode d'action des hormones dérivées d'acides aminés |
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Contrairement aux hormones dérivées d'acides aminés, les hormones stéroïdiennes sont liposolubles. Elles peuvent donc entrer dans la cellule et agir directement, sans l'intermédiaire d'un second messager. Le récepteur protéique des hormones stéroïdiennes se trouve soit dans le cytoplasme, soit dans le noyau. La plupart du temps, le récepteur est un facteur de transcription. Une fois lié à l'hormone, il agit directement sur les gènes et modifie l'expression génique de la cellule. Dans certains cas, il peut s'agir d'une augmentation de la production d'une protéine, alors que dans d'autres cas, la cellule diminuera sa production. L'effet de ces hormones est plus lent que celui des hormones dérivées d'acides aminés.
Figure 3: Mode d'action des hormones stéroïdiennes |
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Voici un tableau résumant la classification des principales hormones des Vertébrés. (Attention: la liste n'est pas exhaustive)
| Dérivées d'acides aminés | Stéroïdiennes |
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La sécrétion hormonale doit être contrôlée afin d'éviter des débalancements. Ce contrôle peut s'effectuer de 3 façons:
Règle générale, les hormones sont contrôlées par rétroinhibition. Lorsque le taux sanguin d'une hormone augmente, le corps cherche alors à le diminuer et vice versa. Toutefois, une hormone, l'ocytocine, échappe à cette règle. En effet, l'ocytocine est régie par une rétroaction positive.
Figure 4: Rétroinhibition (rétroaction négative) |
Figure 5: Rétroaction positive |
L'hypophyse est divisée en 2 parties: l'adénohypophyse (partie antérieure) et la neurohypophyse (partie postérieure). C'est l'hypothalamus qui contrôle l'hypophyse. Cependant, le mécanisme de contrôle est différent pour les 2 parties de l'hypophyse.
L'hypothalamus possède des neurones sécrétoires, c'est-à-dire qu'ils sécrètent des hormones. L'axone de certains de ces neurones se prolonge jusque dans la neurohypophyse. C'est donc à ce niveau qu'ils déversent leurs sécrétions dans la circulation sanguine. La neurohypophyse ne fabrique donc pas d'hormone à proprement parler. Elle n'est que le lieu de sécrétion. Deux hormones sont sécrétées par la neurohypophyse: l'hormone antidiurtique (ADH) et l'ocytocine.
L'adénohypophyse est reliée à l'hypothalamus par un système porte communiquant avec l'hypothalamus. Ses cellules endocrines sont donc sous le contrôle direct de l'hypothalamus. Ce dernier sécrète des hormones de contrôle qui stimulent ou inhibent les sécrétions de l'adénohypophyse.

Figure 6: Les hormones du système hypothalamo-hypophysaire
Tableau des hormones du système hypothalamo-hypophysaire, de leurs organes-cicles et de leurs effets.
| Glande | |||
| Hormone | Organes-cibles | Effets | |
| NEUROHYPOPHYSE | Hormone antidiurétique (ADH) | Reins, vaisseaux sanguin, glandes sudoripares | Augmentation de la réabsorption de l'eau; vasoconstriction; réduction de la transpiration |
| Ocytocine | Utérus, canaux des glandes mammaires | Contraction des muscles de l'utérus lors de l'accouchement; expulsion du lait lors de l'allaitement | |
| ADÉNOHYPOPHYSE | Hormone de croissance (GH) | Foie, muscles, os, cartilages, autres | Croissance; augmente la glycémie en épargnant le glucose |
| Corticotrophine (ACTH) | Corticosurrénales | Stimule la sécrétion de glucocorticoïdes , de minéralocorticoïdes et de gonadocorticoïdes | |
| Thyréotrophine (TSH) | Thyroïde | Stimule la libération des hormones thyroïdiennes | |
| Prolactine (PRL) | Glandes mammaires | Stimule la lactation | |
| Hormone lutéinisante (LH) | Ovaires, testicules | Stimule l'ovulation, la production ovarienne d'oestrogènes et de progestérone; stimule la production de testostérone | |
| Hormone folliculo-stimulante (FSH) | Ovaires, testicules | Stimule le développement du follicule ovarien et la production d'oestrogènes; stimule la spermatogenèse |
Pour maintenir l'homéostasie, les systèmes nerveux et endocrinien travaillent de concert. En situation de stress, par exemple, les deux systèmes interviennent simultanément. La réponse à court terme de l'organisme subissant un stress fait intervenir le système nerveux autonome (sympathique) et le système endocrinien. Le système nerveux autonome stimula la libération d'adrénaline et de noradrénaline. À leur tour, ces hormones augmentent la glycémie, la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la fréquence respiratoire et la vitesse du métabolisme tout en réduisant l'activité des systèmes digestif et urinaire.
Lorsque le facteur de stress est présent plus longtemps, l'adénohypophyse, sous le contrôle de l'hypothalamus, libère l'ACTH qui stimule, à son tour, la libération de glucocorticoïdes et de minéralocorticoïdes. Les glucocorticoïdes augmentent la glycémie en stimulant la néoglucogenèse. Les minéralocorticoïdes favorisent la rétention d'eau par les reins et, de ce fait, augmentent le volume sanguin et la pression sanguine.
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Dernière mise à jour le 14 Août, 2010