Comme chez tous les Mammifères, le cerveau développé de la girafe demande un apport considérable en énergie et en oxygène. Le coeur doit donc pomper le sang jusqu'au cerveau situé 2 mètres plus haut. Pour celà, le coeur a une forte capacité de contraction et produit une grande pression sanguine, tellement grande qu'elle pourrait tuer un humain. Des mécanismes de rétro-inhibition empêchent cette forte pression de léser les tissus de l'encéphale.
Bien que cette forte pression réussisse à faire monter le sang au cerveau, elle pourrait avoir des effets néfastes dans les membres inférieurs. Cependant, les capillaires des girafes ont des parois plus épaisses que celles des humains, empêchant ainsi la sortie du plasma vers les espaces intercellulaires des tissus autour des capillaires. De plus, la peau des pattes des girafes a une structure compacte produisant une pression sur les tissus entourant les capillaires. Cette pression, inverse à celle à l'intérieur des capillaires, empêche les fuites.
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Mais que ce passe-t-il lorsqu'une girafe baisse la tête pour boire par exemple? La tête se trouvant maintenant au niveau des pieds, subit la même pression que ces derniers. Or, les capillaires du cerveau pourraient très bien laisser fuir les liquides, provoquant une augmentation de la pression intracrânienne, entraînant la mort de l'animal. Pour éviter celà, la girafe possède une série de mécanismes de contrôle:
Lorsqu'elle relève la tête, la veine jugulaire exercerait une pression empêchant la girafe de perdre conscience.
Source CAIN, DAMMAN, LUE et YOON. Découvrir la biologie, Éditions De Boeck et Larcier s.a., Bruxelles, 2006. |
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Dernière mise à jour le 15 February, 2009