Que faire si…?

(Texte extrait du document Helping Others Learn de T. Gier et K. Hancock, (1987),

traduit et adapté par J. Désy, (1988.)

 

On affirme souvent que l'expérience personnelle est la meilleure façon d'apprendre. Cependant, il est possible, grâce à l'expérience des autres, d'atténuer certains chocs que ressentent parfois les tuteurs débutants. Les descriptions qui suivent représentent une variété de situations réelles, vécues par des tuteurs de diverses disciplines. Pourquoi ne pas en tirer profit ?

Situation #1 : L'élève veut que vous fassiez son travail

Situation #2 : Votre élève n'est pas d'accord avec ce que vous avancez ou ce que vous faites

Situation #3: Votre élève critique son professeur, un autre tuteur, etc.

Situation #4 : Votre élève a une faible estime de soi

Situation #5 : Votre élève s'est fixé des objectifs irréalistes

Situation #6 : Votre élève ne tente même pas de travailler ou ne travaille pas suffisamment

Situation #7 : Votre élève se présente à la rencontre non préparé

Situation #8 : Votre élève est en retard ou ne se présente pas

Situation #9: Votre élève veut seulement parler et socialiser

Situation #10 : Votre élève devient trop dépendant de vous

Situation #11 : Votre superviseur n'est pas d'accord avec vos façons d'intervenir

Situation #12 : Un des tuteurs du groupe ne fait pas son travail comme il le devrait selon vous

Situation #13 : Votre élève a l'impression que vous ne l'aidez pas

Situation #14 : Vous êtes malade et vous ne pouvez pas vous présenter à la rencontre

Situation #15 : Vous ne vous sentez pas bien, mais vous êtes quand même à votre travail

Situation #16: Votre élève rapporte que son professeur est en désaccord avec ce que vous lui avez dit

Situation #17 : Un professeur vient se plaindre de votre travail avec un élève

 

Situation #1 : L'élève veut que vous fassiez son travail

 

Ceci peut être demandé de façon très subtile, souvent non verbalement. Peut-être l'élève veut-il que vous lui montriez comment résoudre seulement un problème de plus. Le tuteur doit garder à l'esprit que son but ultime est d'aider l'élève à devenir un apprenant autonome. Invitez-le gentiment à faire lui-même son travail, Pour ce, vous pouvez utiliser des phrases telles que: « C'est à ton tour, maintenant » ou « commence à faire le problème et je te donnerai un coup de main pour le finir si tu en as besoin. » Ainsi, il sera amené à franchir les premières étapes vers l'indépendance. Parfois, cependant, vous pouvez devoir être un peu plus clair et dire: « Ça n'est pas bon pour toi si c'est moi qui dois faire ton travail » OU « Ce n'est pas moi qui vais obtenir des points dans ce cours-là, c'est toi » ou « Écoute, plus tu pratiques, meilleur tu deviens, et moins tu pratiques, plus ça va te prendre du temps pour t'améliorer », etc. Essayez d'abord avec douceur de l'inciter à travailler, mais si vous avez besoin de le pousser avec plus de vigueur vers l'autonomie, faites-le.

 

Situation #2 : Votre élève n'est pas d'accord avec ce que vous avancez ou ce que vous faites

 

Dans un premier temps, demandez-vous si cela fait une différence. Y a-t-il plus d'une façon correcte et efficace d'aider votre élève ? Si oui, essayez alors la suggestion de l'élève: si c'est plus efficace, parfait. Si la méthode que vous essayez d'utiliser est, à vos yeux, plus productive, expliquez alors comment et pourquoi elle est meilleure que celle de l'élève. Si l'élève insiste encore pour faire les choses à sa façon, vous avez alors à décider si vous êtes à l'aise pour travailler avec lui dans de telles circonstances. Ce que vous ressentez va affecter votre efficacité comme tuteur et déterminer si vous êtes prêt à continuer de travailler avec lui ou si vous allez lui suggérer de donner son nom pour travailler avec un autre tuteur dont la façon de faire s'accorde mieux avec ses idées.

 

Il y a cependant un point important à considérer sérieusement. Votre élève peut vouloir continuer de faire quelque chose qui, à votre avis, est une erreur. Dans ce cas, vous devez expliquer aussi clairement et aussi patiemment que possible pourquoi ce que vous suggérez est bon et pourquoi les suggestions de l'élève sont inappropriées. Si vous croyez qu'il n'y a pas d'autre façon de faire le travail ou l'activité, vous devez le dire à votre élève. S'il refuse cet avis, ce qui peut très bien se produire, passez alors à un autre domaine où vous et votre élève êtes d'accord, ou si cela est impossible, mettez une fin à votre rencontre et aidez votre élève à trouver un autre tuteur. Quoique votre but soit de rendre votre élève indépendant, vous êtes aussi tenu de communiquer seulement des informations qui sont exactes.

 

Situation #3: Votre élève critique son professeur, un autre tuteur, etc.

 

Selon le code d'éthique professionnelle, vous ne devez pas tenir avec votre élève des propos négatifs sur tout professeur, tuteur, élève ou employé du Cégep. La façon la plus rapide et la meilleure de vous attirer la colère de votre superviseur et perdre simultanément le respect de vos professeurs, des autres tuteurs et des étudiants est de faire des commentaires négatifs sur quiconque. Si votre élève est plutôt déchaîné et attaque verbalement un professeur, un tuteur, etc., haussez les épaules, ne faites aucun commentaire et poursuivez la rencontre. Gardez à l'esprit ces deux points: en premier lieu, votre tâche est d'aider l'élève à améliorer son rendement scolaire; si vous renforcez les sentiments négatifs qu'il nouait à l'égard d'un professeur, vous allez seulement rendre votre travail encore plus difficile. En second lieu, vous n'entendez qu'une version des faits; même si votre élève semble avoir été traité injustement, par exemple, il y a une autre version qui ne vous est pas présentée. Laissez cela de côté et revenez au boulot.

 

Situation #4 : Votre élève a une faible estime de soi

 

Quand une personne entretient des idées négatives sur elle-même, ce n'est pas facile d'aimer la matière dans laquelle elle éprouve beaucoup de difficulté. Si votre élève est constamment en train de se dévaloriser, c'est un indice que vous devez l'aider à avoir une meilleure image de lui-même, à s'apprécier davantage. La meilleure façon de commencer est d'attirer l'attention sur ce qu'il est capable de bien faire. Passez quelque temps au début de la rencontre pour discuter de ce qui se produit de positif dans ses autres cours, dans le cours pour lequel il demande de l'aide, et dans sa vie personnelle. Améliorer l'image de quelqu'un n'est pas toujours un processus rapide, mais c’en est un qui réussit habituellement bien quand on l'alimente. Si malgré vos interventions, votre élève ne montre aucun signe d'amélioration et s'oppose même verbalement à toute tentative de le renforcer positivement, il y a lieu de rencontrer votre superviseur qui verra à le référer à une aide professionnelle si nécessaire.

 

Situation #5 : Votre élève s'est fixé des objectifs irréalistes

 

Ce n'est pas vraiment votre rôle d'informer votre élève du caractère irréaliste de ses objectifs ; il arrive souvent que des objectifs irréalistes soient atteints. Ce que vous pouvez faire cependant, c'est de décomposer ses objectifs en étapes plus petites et plus accessibles. Par exemple, votre élève, qui a besoin de votre aide pour réussir son cours d'introduction en physique, désire travailler un jour pour la NASA. Aidez-le à se fixer des objectifs pour la session, un but à la fois, de façon à ce qu'il puisse visualiser et atteindre chacune des étapes d'une séquence très claire à suivre, Ça peut être utile également de lui suggérer de rencontrer un conseiller ou une conseillère en orientation. Si votre élève s'inquiète du fait qu'il semble très loin de pouvoir atteindre ses objectifs, rappelez-lui que beaucoup de personnes connaissent des échecs avant de réussir. Assurez-vous qu'il sait qu'on peut profiter de ses erreurs aussi bien que de ses succès pour apprendre. Dites-lui que vous ou quelqu'un d'autre serez toujours là pour lui offrir du support.

 

Situation #6 : Votre élève ne tente même pas de travailler ou ne travaille pas suffisamment

 

Expliquez simplement ce que vous ressentez d'une façon claire, non émotive. En faisant cela, n'oubliez pas de mettre en évidence quelques aspects positifs des habiletés, de la personnalité, etc. de votre élève. Expliquez-lui qu'il est en train de se nuire en ne faisant pas suffisamment d'efforts, selon vous. Écoutez ensuite votre élève; vous pouvez être surpris de constater qu'il est d'accord avec vous ou bien qu'il y a eu des circonstances qui peuvent expliquer ce manque d'efforts. Une fois cette discussion terminée, assurez- vous de fixer avec lui des objectifs à court terme et des objectifs à plus long terme que l'élève pourra utiliser comme agents de motivation et que vous pourrez employer comme guides pour encourager ses efforts.

Si votre élève persiste à ne pas faire d'efforts, il se peut que vous soyez obligé d'arrêter de travailler avec lui. Expliquez-lui que vous vous devez d'agir ainsi parce que les rencontres sont une perte de temps pour lui et pour vous; temps que vous pourriez mieux utiliser autrement. Donnez-lui toujours le choix de travailler avec vous à nouveau un jour s'il est prêt à consentir certains efforts (déterminez des conditions précises pour cela, si vous pensez que c'est approprié).

 

Situation #7 : Votre élève se présente à la rencontre non préparé

 

Quand cette situation se produit au début du tutorat, ça ne devrait pas trop vous tracasser. À la fin d'une rencontre, expliquez à votre élève ce qu'il doit avoir fait pour la prochaine fois. S'il se présente encore sans s'être préparé, rappelez-lui poliment son engagement et aidez-le ensuite. À la fin de la rencontre, répétez-lui avec fermeté que vous ne pourrez pas continuer de travailler avec lui s'il ne fait pas ce qui est demandé. Si à la rencontre suivante, il n'a toujours pas préparé la rencontre, gardez votre parole et annulez votre période de tutorat sur le champ. Vous faites alors preuve de justice envers vous-même et votre élève : jamais il ne réussira s'il n'apprend pas à être responsable.

 

Situation #8 : Votre élève est en retard ou ne se présente pas

 

N'en faites pas une question de vie ou de mort, rappelez-lui simplement l'importance d'être ponctuel ou d'appeler s'il est dans l'impossibilité de se présenter. Accordez-lui la chance de vous expliquer pourquoi il est en retard ou il n'est pas venu. Si la situation se reproduit encore, rappelez-lui ce qui précède, en lui mentionnant que vous ne pourrez plus travailler avec lui s'il répète cela encore une fois. Votre temps est important et vous allez le consacrer à quelqu'un qui semble plus intéressé à obtenir votre aide. Une règle facile à se rappeler pour les amateurs de baseball : 3 retards ou absences et ça n'est plus possible de l’aider. Bien sûr, pour que cela soit efficace, il est essentiel que cette politique soit connue de votre élève dès le début des rencontres au Centre. L'objectif de cette politique n'est pas de se débarrasser des élèves, mais de faire disparaître des comportements inappropriés.

 

Situation #9: Votre élève veut seulement parler et socialiser

 

Il n'y a rien de mal à cela durant la première rencontre. En fait, approximativement la moitié de la plupart des premières rencontres se passent à écouter l'élève verbaliser ses problèmes et à établir le contact entre le tuteur et l'élève. C'est une bonne façon de préparer des sessions ultérieures qui soient productives. Cependant, vous devez gentiment amener votre élève à faire un peu de travail durant la seconde partie de la rencontre. Si au début de la deuxième période de tutorat, l’élève semble préoccupé davantage à parler et à socialiser qu'à travailler, expliquez-lui que vous êtes tous les deux là pour qu'il puisse s'améliorer. Il doit donc faire un certain travail s'il veut devenir meilleur. S'il continue d'essayer de vous parler de sujets non reliés à la matière ou de problèmes qu'il a dans d'autres domaines, vous pouvez vérifier avec votre superviseur s'il ne devrait pas être référé à un service qui lui apporterait une aide professionnelle.

 

Situation #10 : Votre élève devient trop dépendant de vous

 

Cela se produit fréquemment durant les premières rencontres. Essayez graduellement de faire moins de travail et d'amener l'élève à en faire une plus grande partie. Prendre des décisions pour votre élève encourage la dépendance. Il se peut qu'il veuille que vous l'aidiez à décider d'à peu près tout, des cours qu'il devrait suivre la session suivante à l'endroit où passer ses vacances. En premier lieu, résistez à la tentation de « jouer au bon Dieu ». Ensuite, formulez une réponse qui ne comporte pas de jugement ou redirigez la question à l'élève. Par exemple, s'il vous demande quels cours vous pensez qu'il devrait choisir pour le semestre prochain, demandez-lui lesquels il a en tête lui-même. Vous pouvez avoir à répondre de cette façon plusieurs fois, jusqu'à ce que l'élève prenne sa décision ou décide d'aller trouver quelqu'un qui va prendre cette responsabilité pour lui. Rappelez-vous que vous visez à ce que l'élève devienne indépendant comme apprenant, mais comme personne également. Plus une personne a le contrôle, c'est-à-dire plus elle prend de décisions dans une variété d'activités de sa vie, plus elle est responsable et peut être fière de ses réalisations.

 

Situation #11 : Votre superviseur n'est pas d'accord avec vos façons d'intervenir

 

Ceci ne se présente pas fréquemment, mais quand ça se produit, c'est presque toujours à cause de plaintes que votre superviseur a reçues d'un élève aidé ou d'autres tuteurs ou de professeurs. La première action à entreprendre est de discuter calmement avec votre superviseur du ou des points de mésentente. Une fois que cela est établi, passez au crible chacun des points, un à un. Il se peut simplement que votre superviseur soit mal informé et qu'une fois connue votre version des faits, le désaccord disparaisse. Il se peut également que vous et votre superviseur ne vous entendiez pas sur une façon de faire et que ce soit tout à fait légitime. Essayez de lui expliquer les raisons qui justifient votre choix de stratégie. Écouter et essayez de comprendre également les arguments qu'il invoque pour rester en désaccord. Trouvez ce qu'il aimerait mieux que vous fassiez. Si vous pouvez convaincre votre superviseur d'accepter votre méthode ou que vous acceptez sa méthode, ou bien que vous atteignez un compromis, le problème est alors résolu. D'autre part, si personne n'est prêt au compromis, vous pouvez demander à votre superviseur de vous observer en action quand vous utiliserez votre méthode. De cette façon, vous devriez en venir à un quelconque accord ; si cela ne se produit pas, vous allez probablement vous sentir mal à l'aise de continuer à travailler selon votre façon et voudrez arrêter.

 

Situation #12 : Un des tuteurs du groupe ne fait pas son travail comme il le devrait selon vous

 

Vérifiez si cela est réellement un problème, et non une situation qui s'est produite une seule fois. Si, par exemple, vous notez qu'un tuteur est continuellement impoli ou bête avec ses élèves, ou encore qu'il affiche des comportements nuisibles ou qui manquent à l'éthique professionnelle, rapportez discrètement cela à votre superviseur. Donnez-lui le plus d'informations pertinentes. Pourquoi devriez-vous porter attention au comportement des autres tuteurs ? Simplement parce que leurs actions ont un impact sur votre image comme tuteur et sur la réputation du service. Il suffit d'un ou de deux mauvais tuteurs pour créer une perception négative du programme et même décourager les élèves à demander de l'aide.

 

Situation #13 : Votre élève a l'impression que vous ne l'aidez pas

 

Il n'est pas rare que cela arrive. Un élève va souvent devenir frustré de constater que son rythme d'amélioration est lent. Laissez-le verbaliser ses sentiments. Expliquez-lui comment vous percevez qu'il a progressé. Demandez-lui quels changements il voudrait voir apportés aux rencontres. Vérifiez si vous pourriez incorporer ses suggestions dans la planification de vos prochaines rencontres. Une solution serait d'augmenter le nombre de rencontres que vous avez avec lui par semaine. Si cela n'est pas possible, il y aurait peut-être lieu de continuer de travailler avec lui dans un domaine très précis et de lui suggérer de voir un autre tuteur pour des habiletés différentes. Cependant, l'élève sera-t-il prêt à cette éventualité ? La solution la plus fréquente est simplement de rassurer l'élève en lui démontrant qu'il a fait un certain progrès et qu'il est dans la bonne direction pour continuer.

 

Situation #14 : Vous êtes malade et vous ne pouvez pas vous présenter à la rencontre

 

Appelez au Centre le plus tôt possible et avertissez l'agent de bureau ou votre superviseur. Vous pouvez également demander à ces personnes d'essayer de fixer un nouveau rendez-vous avec l'élève. Ce qui est capital, c'est que vous fassiez le message le plus tôt possible. Le même conseil vaut si vous prévoyez être en retard.

 

Situation #15 : Vous ne vous sentez pas bien, mais vous êtes quand même à votre travail

 

Si vous sentez que vous n'êtes pas à votre meilleur, laissez-le savoir à votre élève dès le début de la rencontre. Si vous lui expliquez que vous n'allez pas très bien cette journée-là, mais que vous ne vouliez pas rater votre rencontre, il appréciera l'importance que vous accordez à votre travail avec lui. Cela permettra également à votre élève de comprendre que vous ne donnerez pas un rendement extraordinaire, même si vous faites votre possible, et il en tiendra compte.

 

Situation #16: Votre élève rapporte que son professeur est en désaccord avec ce que vous lui avez dit

 

Cela arrive habituellement à cause d'un problème de communication: ce que vous avez tenté de dire à votre élève peut être différent de ce qu'il a rapporté concernant ce que vous lui avez dit. Écoutez très patiemment et calmement ce que l'élève expose comme objet de désaccord. Si vous avez fait une erreur, admettez-le simplement, faites-vous une note pour ne pas commettre à nouveau cette erreur, et continuez la rencontre. Cependant, si le professeur en question n'a pas, à votre avis, rapporté les faits de façon correcte, ou que vous êtes en désaccord sur la raison pour laquelle il est en désaccord, remerciez l'élève de l'information sans plus discuter de la question. Après la rencontre, parlez-en à votre superviseur. Ne tentez pas de discuter du problème avec le professeur impliqué avant d'avoir pris le temps de le faire avec le superviseur.

 

Situation #17 : Un professeur vient se plaindre de votre travail avec un élève

 

Prenez soin de ne pas vous engager dans une discussion enflammée avec le professeur. Demeurez calme, notez par écrit la plainte du professeur, examinez-la avec lui. Ensuite, vérifiez si vous, lui et votre superviseur pouvez en discuter ensemble. Vous verrez qu'une situation qui pouvait ressembler à une crise peut se résoudre en gardant son sang froid et en faisant appel à un tiers parti qui se veut le plus neutre possible.